Ta langue frôle mes paupières endormies
Ta langue frôle mes paupières endormies
« La courbe de tes yeux fait le tour de mon cœur »,
Mon cœur s’ouvre à toi pour te contempler.
Mes lèvres reniflent tes contours majestueux,
Mes narines goûtent le parfum de ta bouche
Tes cils crient des soupirs enfouis,
Ta gorge cille de rumeurs englouties.J’écoute l’air qui frémit de ton nez …
J’inspire le son de ton corps envoûtéNous voguons, chavirant sur des flots de sueur
Le plaisir mélange nos gestes désunisLe Plaisir unie au BONHEUR
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Que par les forces de JAH
Revienne joie RastaFaites que de l'abyme instant
Surgisse le firme charmant
Que de la tristesse essoufflante
Cesse cette vide tourmenteFaites qu'un Mistral ahuri
Dissémine son parfum de nuit
Que par une tempête
Apparaisse l'once de l'ÊtreFaites que la croyance
Voit en notre suave puissance
Que de la foi véritable
Fuient sentiments affablesFaites que la Raison
N'anéantisse la Passion
Que de la joie toujours
Peuple un fiable amourFaites que les choses simples
Appellent Magique Olympe
Que l'envie
Chasse la pluieFaites un brûlant soleil
Que conscience s'éveille
Que de terrible louanges
Faites renaître mon ANGE !
Je me souviens cette nuit
Cette nuit folle et New Yorkaise.
Je me souviens t’avoir suivi
Sur le patio en contrebas d’immenses buildings
Ils nous gardaient, me préservaient.Nous avons bu un peu de bière
L’haleine n’étant pas très claire
Nous désirions quitter ce monde
Cette folle party de Bitche/Marines.Alors que ce n’était pas recommandé
Je suis montée dans ton cabriolet
Tout était prêt, les étincelles scintillaient.
Dessous ton siège le champagne fut débouché
Moi un cigarillo vanille, toi du tabac bien parfuméL’ivresse aidant nous discutions
Anglais Français des gens du Monde
Oisiveté, Naïveté
Insouciance et ta confianceNous sommes entrés au Tapis Rouge
Ce tapis-là encore plié
Toutefois mes pas foulaient ce lieu très familier.
Et tout à coup mes sens étaient exorcisés
N’y avait plus rien avec du sens.En haut en bas nos corps volés
Ils se touchaient, c’était l’extase
Chacun pour soi dans notre surmoi
Même l’eau s’échappait de nos âmesTu m’éclaboussais,
Nous inondions ensemble la scène transe brésilienne
Envoûtée j’étais, par cet orgasme de musique
Les tam-tams battaient mon cœur
Mon cœur en dehors battait le tam-tam
Cette danse était physique, égoïste et partagée
C’était intense et platonique.Ensuite, la cascade de sueur
Parvint à ce déferlement de baisers
Dans cette voiture mon cou offert
J’appréciais tout.Ce fut les ultimes frissons qui suspendirent cette folle nuit
Au bas de Baker street/Greenpoint
Acteur du Bronx te voici né
Dans mon théâtre de souvenirs04.03.04
Aimée, Dorothée."Poemas". Poesía sexo maríhuana . eds.Felipe Quetzalcoatl Quintanilla, Ivonne Zarza, Francisco Ucán Marín. Ottawa: 2006.
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